Le Saya

 

  La fabrication du saya (fourreau) résulte de la superposition de deux coquilles de magnolia préalablement ajustées très précisément pour ne pas que la lame flotte dans le saya et ne frotte dans celui-ci, rendant à néant le travail du polisseur.
Le saya est la seule protection de la lame, il doit être réalisé avec une grande minutie.
Sa conception commence par le choix du bois, : le magnolia, pourquoi cette préférence ? tout simplement parce qu'il a la particularité d'être hygrométrique, le travail de ce bois est simple, les fibres se prêtent bien à la découpe du ciseau à bois.

   

 Aikuchi en os sculpté

. Saya de Wakizashi en samé période édo

 

La lame doit jaillir du fourreau sans émettre un seul son. Après l'ajustage et le collage des deux coquilles, l'extérieur est raboté et poncé pour permettre l'ajustage du kane guchi (bague en corne ou cuivre même en fer , qui enserre les deux coquilles au niveau du habaki). Lorsque la lame est rengainée avec toute sa monture, une vue de profil montre une courbure parfaite sans aucune excroissance du kogiri (extrémité du fourreau) au kashira (extrémité de la tsuka). Après le positionnement du kane guchi, on ajuste le kurigata (petite pièce en corne percée fixée sur le coté omoté du saya) pour permettre le passage du sagéo qui sert au nouage de celui-ci sur le hakama (habit traditionnel). En fonction de la commande du samourai, l'extrémité du fourreau (kogiri) pouvait recevoir du bois, du fer, de la corne pour augmenter la solidité du bout du fourreau.

 Koshirae de deux

 katana .

(Période Edo)

 

 

  
La partie la plus délicate de la finition du fourreau est le laquage, il s'effectue par l'application d'une laque naturelle, en couche successive, entre chaque application, un ponçage minutieux est effectué. Certains fourreaux peuvent totaliser jusquplus de 25 couches de laque.
Avec ce système elles sont invisibles et le fourreau moins sensible aux chocs et parfaitement étanche à l'humidité et la pluie pour une protection optimale de la lame.

  Voici le déroulement de la fabrication compléte d'un  saya de katana .

 

Decoupe en deux parties                       Traçage du profil de

de la planche de magnolia                      la lame.

 

Découpe de la forme de la lame.   Découpe au ciseau à bois.
 
Positionnement de la lame sur une des deux coquilles.
 
                Séparation des deux coquilles de la planche.

Les deux coquilles en attente de collage.
Collage de l'une des deux coquilles.

Collage des deux Coquilles du saya

                                              Essai du saya brut sur le sabre 

 
 
 
 
 
Reprise de la forme général du saya à la lime

 

Fabrication du koiguchi en corne noir.

 
Ajustage de la plaque en corne et finition de celui-ci.

 
 
 
 
 
 
Ajustage parfait contre la seppa.

Saya poli est poncé en attente du laquage.

Finition du saya aprés pose de la laque
(environ 28 couches successive)